Mort à Paris du compositeur argentin Jorge Milchberg, célèbre pour "El Condor pasa"

Le musicien et compositeur argentin Jorge Milchberg, célèbre pour avoir adapté et enregistré dans les années 60
Le musicien et compositeur argentin Jorge Milchberg, célèbre pour avoir adapté et enregistré dans les années 60

Le musicien et compositeur argentin Jorge Milchberg, célèbre pour avoir adapté et enregistré dans les années 60 El Condor pasa devenu la mélodie andine probablement la plus connue au monde, est mort à Paris à 93 ans, a annoncé vendredi l'ambassade d'Argentine.

Jorge Milchberg, né à Buenos Aires en 1928 de parents polonais mais qui vivait en France depuis 1955, est décédé le 20 août, mais sa mort n'a été annoncée que vendredi par sa famille et par l'ambassade.

Repris par Simon and Garfunkel

Pianiste de formation classique, mais joueur de charango (une guitare andine à cordes pincées) de renommée mondiale, Jorge Milchberg a été membre et directeur artistique pendant près de 60 ans de Los Incas, un groupe emblématique de musique andine fondé dans les années 50 à Paris, et qui a multiplié les tournées internationales, a précisé l'ambassade dans un communiqué.

Los Incas, connus aussi sous le nom Urubamba, ont enregistré en 1963 El Condor pasa (le condor passe), puis de nouveau avec des arrangements de Jorge Milchberg et des paroles de Paul Simon, une version chantée par le duo folk new yorkais Simon and Garfunkel, sous le titre If I could, dans leur album Bridge over troubled water (1970).

Innombrables reprises

Initialement, le thème d'El Condor pasa était tiré d'une zarzuela, une pièce de théâtre musicale du même nom, créée en 1913 par le compositeur péruvien Daniel Alomia Robles, mais en version pour orchestre.

La version pour ensemble réduit de Jorge Milchberg, et le titre de Simon and Garfunkel devenu un standard folk, ont contribué à la spectaculaire renommée de El Condor pasa, qui a connu d'innombrables versions, et conduit à un regain d'intérêt pour les musiques latino-américaines.

Jorge Milchberg, souligne le site de Los Incas, préfigurait la "démarche d'arranger et adapter des musiques traditionnelles, aujourd'hui vulgarisée dans la World music", mais inédite dans les années 60-70. Le musicien sera inhumé dans sa ville de Thénisy (Seine-et-Marne), précise l'ambassade.

Article original publié sur BFMTV.com