Morgan Stanley relève ses objectifs financiers à moyen terme

MORGAN STANLEY RELÈVE SES OBJECTIFS FINANCIERS À MOYEN TERME

NEW YORK (Reuters) - Morgan Stanley a relevé jeudi ses objectifs financiers à moyen terme après avoir publié des résultats trimestriels largement supérieurs aux attentes de Wall Street.

L'établissement dirigé par James Gorman, dernière grande banque américaine à publier ses résultats au titre du quatrième trimestre 2019, a revu à la hausse ses objectifs de contrôle de dépenses, de rendements des fonds propres et de bénéfices dans son activité de gestion de fortune pour les deux prochaines années et au-delà, selon un document diffusé sur son site.

L'action grimpe de 5,7% en avant-Bourse à Wall Street.

Morgan Stanley vise désormais un coefficient d'exploitation de 70-72% pour les deux prochaines années et de 70% pour le long terme, au lieu de 73% ou en deçà. Ce ratio, obtenu en divisant le montant des charges d'exploitation par le produit net bancaire, est très surveillé par les investisseurs.

Morgan Stanley table également sur un rendement des fonds propres de 13-15% jusqu'en 2022, et de 15-17% par la suite, au lieu d'un objectif précédent de 10-13%.

La banque de Wall Street prévoit enfin une marge de profit avant impôt pour sa division de gestion de fortune de 28 à 30% au cours des deux prochaines années, et de 30% ou plus par la suite. Son objectif était jusqu'ici de 26-28%.

Morgan Stanley a dévoilé ces objectifs après avoir publié un bénéfice au titre du quatrième trimestre 2019 en hausse de 53%, à 2,09 milliards de dollars contre 1,36 milliard un an plus tôt.

Le bénéfice par action s'établit à 1,30 dollar contre 80 cents. Les analystes attendaient en moyenne un bénéfice par action de 99 cents par action, selon les données IBES de Refinitiv.

Le produit net a augmenté de 27% sur la période à 10,9 milliards de dollars.

Cette solide performance de Morgan Stanley fait écho aux performances similaires de ses grandes concurrentes, Goldman Sachs et JPMorgan, ce qui s'explique en grande partie par une base de comparaison favorable, le dernier trimestre 2018 ayant été compliqué sur les marchés financiers en raison des incertitudes sur le commerce et la croissance mondiaux.


(Abhishek Manikandan à Bangalore et Elizabeth Dilts Marshall à New York, version française Jean-Stéphane Brosse)