Morbihan : à la découverte du quotidien isolé des habitants de l’île de Houat

L’île de Houat, à quarante minutes au large de Quiberon (Morbihan), est un vaisseau de pierre et de lande, ancré au milieu de l’Atlantique. Chaque jour ou presque, le Mêle-Vent assure la liaison avec le continent avec, à son bord, du ravitaillement et quelques passagers indispensables à l’île, comme l’institutrice avec son chat, des ouvriers et des artisans. La déferlante de touristes est réservée à l’été. L’hiver, à Houat, tout est beaucoup plus calme. Peu d’emplois sur l’île À l’arrivée du bateau, Mathé Eymard, une employée municipale, charge son véhicule. Elle conduit l’une des très rares voitures électriques autorisées sur l’île. L’employée assure les livraisons du port jusqu’au village. Elle apporte notamment le courrier, le lien avec la terre ferme. Sur l’île, pas de distribution, chacun vient le chercher lui-même à La Poste. Valérie Guégan connaît chacun des 233 habitants. Ça fait 35 ans qu’elle est postière à Houat, où il y a peu d’emplois. Les conditions de vie y sont aussi particulières, avec deux supérettes seulement et une boulangerie fermée l’hiver.