Morbier contaminé par une bactérie E.coli: enquête ouverte pour mise en danger

Une enquête a été ouverte fin mai à Paris pour blessures involontaires et mise en danger notamment, afin de déterminer les circonstances dans lesquelles des enfants ayant consommé du morbier en novembre 2023 ont été infectés par une bactérie E.coli (ALAIN JOCARD)
Une enquête a été ouverte fin mai à Paris pour blessures involontaires et mise en danger notamment, afin de déterminer les circonstances dans lesquelles des enfants ayant consommé du morbier en novembre 2023 ont été infectés par une bactérie E.coli (ALAIN JOCARD)

Une enquête a été ouverte fin mai à Paris pour blessures involontaires et mise en danger notamment, afin de déterminer les circonstances dans lesquelles des enfants ayant consommé du morbier en novembre 2023 ont été infectés par une bactérie E.coli, a indiqué vendredi le parquet.

Le pôle Santé publique du parquet a aussi ouvert l'enquête pour mise sur le marché d'un produit préjudiciable à la santé, tromperie aggravée et non information du préfet du risque pour la santé, a précisé le ministère public, confirmant une information de L'Informé.

La justice s'intéresse à "plusieurs cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) consécutive à une infection à E. Coli STEC (bactérie pathogène) chez des enfants liée à la consommation de morbier", selon le parquet.

En décembre, les autorités sanitaires avaient engagé le rappel de plusieurs fromages à base de lait cru fabriqués par l'entreprise Route des Terroirs à la suite de la détection de contaminations par cette bactérie Escherichia coli (E.coli) dans une crèche.

Six cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) dus à cette bactérie avaient été détectés début novembre à Toulouse. Ce syndrome peut se traduire notamment par une insuffisance rénale et est particulièrement dangereux pour les enfants et les personnes âgées.

Dès fin décembre 2023, la santé des enfants contaminés ne suscitait plus d'inquiétudes.

La même bactérie est au coeur d'une autre affaire judiciaire, qui a connu cette semaine une avancée notable: Nestlé France a annoncé vendredi avoir été mis en examen pour "homicide involontaire, blessures involontaires et tromperie" dans l'information judiciaire ouverte sur les pizzas Buitoni contaminées et suspectées d'avoir provoqué la mort de deux enfants en 2022.

Une filiale exploitant l'usine de Caudry (Nord), où les pizzas avaient été fabriquées, a aussi été mise en examen, selon un communiqué de Nestlé France.

Sollicité, le parquet de Paris n'était pas en mesure vendredi après-midi de confirmer les chefs de poursuites visant Nestlé France et cette filiale.

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