Montreuil : passer le périph pour aller danser

Libération.fr
Nuit du 24 février au Chinois.

La ville de Seine-Saint-Denis attire de plus en plus les jeunes Parisiens avec ses lieux alternatifs branchés. Autour du Chinois, la boîte au cœur de cette nouvelle nuit montreuilloise, gravitent de nombreuses petites scènes, bars et labels.

Attention, trois jeunes sorcières déboulent dans le fumoir. L’une manque de renverser son gobelet de bière, une autre s’esclaffe, clope roulée au bec et piercing au nez. La porte bat de plus belle dans ce carré de béton brut tagué à ras bord et traversé par un conduit d’aération sans âge. On étoufferait si on n’avait pas besoin de fumer, comme Paul, ce sosie de Harry Potter qui crache ses poumons. Le jeune graphiste français installé à Eindhoven (Pays-Bas), où «les boîtes sont toutes beaufs», a les yeux qui brillent. Une amie, perdue au milieu du dancefloor, l’a emmené dans «l’endroit à la fois le plus ghetto et le plus à la mode de Paris». Une heure du matin approche, les portes collent aux mains et le sol aux chaussures, le son monte côté salle. Bienvenue au Chinois, LA boîte de nuit de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, sans doute la ville la plus festive de la banlieue parisienne.

Qui prendrait pour une discothèque cette espèce de hangar grisâtre et bas de plafond ? C’est pourtant là, à l’angle de la place du Marché et du boulevard Chanzy, à deux pas du métro, que viennent danser, chaque vendredi et samedi jusqu’à l’aube, entre 300 et 400 personnes. A partir de 23 heures, le trottoir se remplit d’une foule en tout genre, sapée ou pas, jeune mais pas seulement, branchée mais pas trop. Le bouche-à-oreille et Facebook ont popularisé cet ancien restaurant chinois, transformé en 2012 en une joyeuse salle à danser et à boire, qui cultive autant son look grunge que son ambiance sans prise de tête. Cinq ans plus tard, le Chinois est la tête de gondole de ces lieux de fête montreuillois, bon marché et tendances, qui poussent les Parisiens à franchir le périphérique et les banlieusards à ne plus le traverser. Tel Lucas, 20 ans, étudiant (...)

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