Montpellier : La ville ne veut plus de dark stores, « ces commerces fantômes »

Montpellier : La ville ne veut plus de dark stores, « ces commerces fantômes »

COMMERCES - Ces épiceries sans clients, qui livrent des courses jusqu’à tard, sont dans le collimateur des riverains et de la commune

Rue Rigaud, à Montpellier (Hérault), depuis l’ouverture d’un Getir, les habitants sont excédés. Dans ce « dark store » (une épicerie sans client), des coursiers à scooters récupèrent, jusqu’à tard, les produits qu’ils livrent illico aux clients de ce géant du « quick commerce ». « C’est un défilé, jour et nuit, témoigne une habitante du quartier. Et il y a le camion, qui livre vraisemblablement les produits, entre 6 heures 30 et 7 heures, le matin. L’été, quand on dort la fenêtre ouverte, vous imaginez un peu. » Sans compter, poursuit cette Montpelliéraine en télétravail, les regroupements de livreurs, devant le local.

De son côté, la ville de Montpellier s’est engagée, ces derniers jours, à lutter contre l’implantation de « ces commerces fantômes », dit-elle. « Ces entrepôts », pointe son maire, Michaël Delafosse (PS), « multiplient les nuisances pour les riverains ». Mais ce n’est pas le seul reproche fait à ces enseignes. Selon l’élu, elles « mettent à mal nos commerces ». A 20 Minutes, la commune explique, en effet, que le foisonnement de ces structures fragilise « le tissu du commerce local », en usant d’une « concurrence déloyale ». Et en plus, les dark stores chipent des locaux à des magasins traditionnels.

Un arrêté imminent considérant les dark stores sont des entrepôts(...) Lire la suite sur 20minutes

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