Montpellier : l’escroquerie au faux-permis tourne très mal

·2 min de lecture
Un patron d'auto-école a porté plainte contre les hommes avec lesquels il vendait des faux permis

Deux hommes ont été arrêtés par la police de Montpellier pour avoir monté une escroquerie au permis de conduire avec le gérant d’une auto-école. Avant de le menacer d’une arme lorsqu’il s’est retiré de l’affaire.

Pour réussir en affaires, qu’elles soient légales ou pas, il faut savoir s’entourer. C’est ce qu’a appris le gérant d’une auto-école montpelliéraine à ses dépens, rapporte Midi-Libre. Ce dernier a en effet dû se rendre à la police à la fin du mois de juillet dernier, après avoir été violemment frappé par les malfrats avec lesquels il avait monté une arnaque au permis de conduire.

Tout commence quelques mois plus tôt lorsque ce patron d’auto-école décide de s’associer avec trois hommes pour proposer à certaines personnes de payer pour passer leur permis sans faire leurs heures de conduite. Lui s’occupe de la paperasse, ses complices de rabattre des clients, essentiellement des jeunes ayant déjà l’habitude de conduire sans le permis. Seul problème, le succès de ce plan effraie le gérant qui commence à craindre de perdre son agrément. Mais lorsqu’il en parle aux autres, les choses dégénèrent.

Un canon de pistolet dans la bouche

Les trois malfaiteurs n’ont pas envie de voir cette source d’argent se tarir et se sont donc rendus dans son auto-école pour le lui faire savoir. Après l’avoir entraîné dans une autre pièce, ils lui ont extorqué la somme de 30.000 euros. L’enquête doit encore déterminer s’il s’agissait d’une dette ou d’une façon de le contraindre à continuer sa magouille avec eux. Les choses ne s’arrêtent pourtant pas là puisque les hommes reviennent quelques jours plus tard, le frappent au nez à coups de crosse et lui mettent le canon d’un pistolet dans la bouche.

Après s’être vu prescrit 4 jours d’ITT, l’escroc terrifié s’est donc immédiatement rendu au commissariat pour se dénoncer et stopper la machine infernale dans laquelle il s’était embarqué. Les policiers ont pu identifier les hommes en quelques jours grâce aux SMS et aux mails de menace qu’ils continuaient à envoyer à leur ancien associé. Deux d’entre eux ont été arrêtés et un troisième est toujours recherché. Affaire à suivre donc.

Ce contenu peut également vous intéresser

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles