"Montigny, ce n’est pas moi !" clame Francis Heaulme à son procès pour le meurtre de deux enfants en 1986

Violaine Jaussent
"Montigny, ce n’est pas moi !" clame Francis Heaulme à son procès pour le meurtre de deux enfants en 1986

Cela fait plus de deux heures que le président de la cour d'assises a commencé sa lecture. Il est presque 17 heures. Francis Heaulme, dont le procès pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz s'est ouvert mardi 25 avril devant la cour d'assises de la Moselle, commence à s'impatienter. Il demande l'heure aux deux policiers assis à ses côtés.

Dix minutes plus tard, il se penche vers son avocate. "Qu'est-ce qu'il y a monsieur Heaulme ? Vous souhaitez faire une pause ?" lui demande le président de la cour d'assises. Pour la première fois de la journée, l'accusé s'emporte. Il ne supporte pas que le président, Gabriel Steffanus, lise la déposition de deux de ses anciens codétenus, qui ont affirmé aux enquêteurs qu'il leur avait fait des confidences sur ce double meurtre, commis en 1986.

Vous racontez ma vie là... J'ai commis des meurtres mais Montigny ce n'est pas moi ! Les détenus ont parlé parce qu'ils veulent des remises de peine, mais Montigny ce n’est pas moi.

Francis Heaulme

devant la cour d'assises de la Moselle

Pourtant, depuis 10h20, heure de l'ouverture de l'audience, l'accusé est quasiment imperturbable. Il écoute avec attention. Quand il ne croise pas les bras, il pose sa main sous son menton.

Le dos voûté et le visage pâle

En début de journée, Francis Heaulme est arrivé en ascenseur dans le box des accusés. Il est sous bonne escorte. Il s'assoit. Il est vêtu d'un pull bleu marine, dont le col, apparent, est blanc et moutonné. Il arbore toujours une paire de lunettes, mais plus fines que sur les portraits qui ont marqué l'opinion publique dans les années 1990. Ses cheveux ont blanchi, son dos est voûté. Ceux qui ont suivi son parcours judiciaire – le tueur en série a déjà été condamné pour neuf meurtres – le trouvent vieilli. Le "routard du crime" a eu 58 ans le 25 février. Son visage est pâle.

Tous l'attendent. Les familles de (...) Lire la suite sur Francetv info

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