Montebourg accélère sa remontada

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Arnaud Montebourg à la fin de son discours à Frangy-en-Bresse.
Arnaud Montebourg à la fin de son discours à Frangy-en-Bresse.

Ce fut sobre. À Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), samedi, Arnaud Montebourg a choisi la mesure. Pas d?habituel ban bourguignon, où les convives agitent les mains en l?air comme des marionnettes, pas de bouteilles trop apparentes (la « cuvée du redressement » de 2014 n?est pas si loin), pas de toasts bruyamment portés? Arrivé vers 13 heures sur le stade de foot du bourg, Arnaud Montebourg avait surtout, en cette 49e édition de la Fête de la rose, l?envie de se glisser dans la peau d?un présidentiable. En veste de costume et cravate, il salue les convives attablés sous les chapiteaux avec juste ce qu?il faut d?accent bourguignon, cet accent qui étonne encore les curieux habitués à son parler châtié des plateaux de télévision?

Montebourg semble heureux d?être là, et du nombre de sympathisants présents, « 1 400 selon la gendarmerie ! », assure avec une pointe de fantaisie son entourage. On est certes bien loin du record toujours détenu par une autre présidentiable, Ségolène Royal en 2006 avec 5 000 personnes, mais les équipes de l?ex-ministre de l?Économie sont satisfaites. La remontada, ce slogan trouvé par Montebourg et dont il est si fier, est à leurs yeux engagée.

Zemmour, le « télévangéliste »

À 15 heures, Montebourg entre en scène. Comme un boxeur pénétrant sur le ring, il arrive d?un bout du terrain de foot, remonte la petite foule qui agite des drapeaux français et, après une introduction par Cécile Untermaier, la députée du cru, attaque sur l?imposant p [...] Lire la suite

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