Montagne : dans les Alpes du sud, le quotidien d'une station de ski presque endormie

À 8h30, ce matin-là, dans la station de ski Les Orres (Hautes-Alpes), c’est le calme plat. Habituellement, c’est la cohue au départ des télésièges. Les 100 kilomètres du domaine skiable sont fermés et quasiment laissés à l’état sauvage. Seule une piste de cinq kilomètres est damée pour les écoles de ski. "Le manteau neigeux est là, mais les pistes ne sont pas entretenues, c’est vraiment étrange, aujourd’hui il y n’y a personne, on se sent vraiment seuls", lance Tony Jung, responsable de l’enneigement, sur sa dameuse. Un poste de secours au cas où Les employés ont la chance de faire leur trace dans la poudreuse immaculée chaque jour pour entretenir les remontées mécaniques à l’arrêt. Les téléskis endormis ont besoin d’être régulièrement dégelés et mis en route pour rester prêts à l’emploi. Malgré la fermeture du domaine, il faut sécuriser les pistes, à cause des risques d’avalanche. Une permanence secours est également assurée. À cause du manque à gagner dû à l’absence des vacanciers, les stations attendent des aides substantielles de l’État.