Montagne : en Allemagne, des skieurs profitent d’un domaine privatisé

Au milieu de la Forêt-Noire, en Allemagne, les pistes de ski sont en apparence désertes. Mais malgré les restrictions sanitaires très strictes, les remontées mécaniques fonctionnent. Pour skier, il faut privatiser la station. Un couple a réservé un créneau d’une heure : ils auront tous le domaine rien qu’à eux. "On a payé 225 euros, mais pour nous ça vaut le coup, on vient de faire quatre heures de route depuis la Bavière". À ce prix-là, aucune file d’attente et aucun risque sanitaire. Cette station qui culmine à 1400 mètres d’altitude, est bien moins haute que les Alpes autrichiennes par exemple, mais les sensations sont bien là. De quoi payer les coûts d’exploitation Le forfait coûte 32 euros par jour en temps normal, et pourtant, ce système fonctionne. La gérante de la station en est la première surprise. "On ouvre les réservations sept jours à l’avance sur Internet, et cette semaine, on a seulement une heure de libre, jeudi entre 8 heures et 9 heures", explique Andrea Bender. De quoi maintenir l’activité, mais l’équilibre est fragile : les coûts d’exploitation sont élevés. Il faut assurer la signalisation, damer les pistes plusieurs heures par jour, et assurer la maintenance des équipements.