"Elles m'ont frappée de partout": la collégienne rouée de coups à Albertville témoigne

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Sur les 12 millions d'élèves qui ont repris début septembre le chemin de l’école, 700.000 d’entre eux pourraient être victime de harcèlement (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Martin BUREAU © 2019 AFP
Sur les 12 millions d'élèves qui ont repris début septembre le chemin de l’école, 700.000 d’entre eux pourraient être victime de harcèlement (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Martin BUREAU © 2019 AFP

"J'ai eu très peur de mourir." Le 9 novembre, une collégienne de 13 ans et demi a été tabassée par trois filles à Albertville (Savoie), une séquence filmée par l'un de leurs camarades. La victime, traumatisée, est revenue sur cette violente agression auprès du Parisien, dans son édition parue ce vendredi.

Tout commence quand Sarah (le prénom a été changé par nos confrères), arrivant à son collège, a vu un groupe de jeunes s'approcher d'elle. "On m'a pris par les cheveux et on m'a balancée par terre. On m'a mis des coups de pied dans les jambes, le dos, le ventre..." raconte l'adolescente. "J'essayais de me protéger la tête. Elles m'ont frappée de partout. Sans pitié", détaille la victime.

"Je vais la terminer"

Plus les violences s'enchaînaient, plus Sarah a eu le sentiment que ses aggreseuses étaient "contentes de ce qu'elles faisaient". En même temps, un garçon, hilare, filmait la scène. De quoi leur donner "encore plus envie de me frapper pour faire les belles devant leur ami". La jeune fille rapporte alors avoir eu peur de mourir.

"À un moment, une des filles a dit: 'Je vais la terminer'", se souvient-elle.

Si des témoins adultes passent à côté du lynchage, ils ne s'arrêtent pas. C'est un ami de Sarah qui a fini par intervenir, le groupe s'éloignant en laissant l'adolescent à terre.

Prise en charge aux urgences, un médecin lui a prescrit 30 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Et ses parents ont déposé plainte pour "violences volontaires".

Deuxième plainte

Sa mère, toujours auprès du Parisien, fustige un "sentiment d’impunité" de la part de ses agresseurs. Elle rappelle avoir déjà déposé plainte pour sa fille pour "agression sexuelle". Un garçon de 16 ans avait filmé une relation sexuelle et qui lui avait été imposée, selon Sarah, avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux. Le point de départ, selon elle, de son agression. Un "dossier en cours d'analyse", selon le parquet de Chambéry cité par le quotidien.

"Ce n'est pas normal. S'il y avait eu des suites judiciaires lors de la première agression, on n'en serait sans doute pas là aujourd’hui", déplore la mère. Sarah, elle, a peur de reprendre le chemin de l'école.

Selon Le Dauphiné Libéré, des mesures ont depuis été prises dans son collège après son agression. "Nous avons tout de suite alerté notre infirmière et l’assistante sociale du collège et nous sommes en lien avec la famille", précise la direction au quotidien. Les familles de deux agresseuses présumées ont déjà été reçues et une procédure d'éloignement a été engagée pour l'une d'entre elles.

Article original publié sur BFMTV.com

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