"Je suis monté pour prendre une photo" : des "gilets jaunes" interpellés sur l'Arc de triomphe s'expliquent devant le tribunal

Violaine Jaussent
Trois jours après la violente manifestation parisienne de "gilets jaunes", les comparutions immédiates continuent. Plusieurs prévenus jugés mardi étaient aux abords du célèbre monument, place de l'Etoile à Paris, voire sur l'édifice lui-même.

"Je voulais juste respirer un peu." Face à une salle d'audience bondée, composée de journalistes, de quelques curieux et d'une classe d'adolescents, Tristan, 30 ans, ouvrier agricole, tente d'expliquer, mardi 4 décembre, comment il s'est retrouvé au sommet de l'Arc de triomphe, trois jours auparavant. Samedi 1er décembre, il a quitté ses brebis laitières dans la Drôme pour rejoindre la capitale en covoiturage. Il a manifesté sur les Champs-Elysées, à l'appel des "gilets jaunes". Au cours de ce rassemblement émaillé de violences et de saccages, dont celui de l'Arc de triomphe, 412 personnes ont été interpellées. Selon le dernier bilan, 221 ont été déférées devant le parquet de Paris.

Tristan fait partie des 25 personnes jugées en comparution immédiate, mardi. La veille, 73 personnes avaient été renvoyées et, devant le tribunal, avaient défilé principalement des "gilets jaunes" pris la main dans le sac, avec une panoplie d'objets laissant penser qu'ils s'étaient préparés à en découdre avec les forces de l'ordre. Des primo-manifestants "bien insérés socialement" plutôt que des "casseurs", auteurs des plus gros dégâts. Mardi, si les infractions reprochées étaient un peu plus graves, les profils des personnes jugées étaient sensiblement les mêmes.

"C'était du judo, on s'est roulés par terre"

Vêtu d'une veste bleu marine ornée de bandes jaune fluo, dont le (...)

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