Le "monstre" Harvey Weinstein acculé dès le début de son procès

Il est arrivé confiant au tribunal. Mais ses avocats ont échoué à déstabiliser ses premières accusatrices. Ils ont aussi provoqué le courroux du juge.

« Je vais mieux ». En arrivant à la salle d’audience du quinzième étage du palais de justice de New York, Harvey Weinstein avance sans déambulateur pour la première fois depuis le début de son procès. Il marche difficilement, s’agrippant au bras de son attaché de presse, mais il semble plus combatif que les jours précédents qui ont été consacrés à la sélection des membres du jury. On lui demande s’il pense avoir droit à un procès équitable. « Oui, car j’ai de bons avocats », répond-il d’une voix monocorde avant de s’engouffrer dans la salle d’audience.

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Qualifié de "monstre"

Ce mercredi 22 janvier, c’est le jour J, celui des « déclarations préliminaires » de chacune des deux parties. Comme prévu, l’accusation, portée par la procureure Meghan Hast, n’y va pas de main morte. Weinstein est qualifié de « monstre ». On apprend qu’il traitait de « salope et de putain » son ancienne assistante Mimi Haleyi, l’une des deux plaignantes du procès, qui l’accuse de lui avoir imposé un cunnilingus alors qu’elle avait ses règles. Aucun détail cru n’est épargné au jury. On découvre ainsi que l’ogre, avant de violer Jessica Mann, l’autre plaignante du procès, se faisait une injection pour régler son problème d’érection. Le portrait qui se dessine est celui d’un prédateur sexuel, dont le plus grand plaisir serait de dominer par le sexe des femmes choisies pour leur vulnérabilité. Quand la parole est à la défense, Damon Cheronis, l’un des avocats de Weinstein, plaide sans surprise le « consentement mutuel » entre le producteur et ses accusatrices. Il décrit son client comme un « homme charmant avec les femmes » qui leur seraient « reconnaissantes » car il leur(...)


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