"Un monsieur tout le monde": un ex-collègue du "Grêlé" témoigne

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Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV
Portrait robot du Grêlé datant de 1986. - BFMTV

"Un monsieur tout le monde". Plus que jamais dans une affaire criminelle cette expression aura été appropriée. Denis Jacob, policier et secrétaire général du syndicat Alternative Police-CFDT, a côtoyé pendant quatre ans François Verove, désormais identifié comme étant le tueur en série "le Grêlé".

Ancien policier, François Vérove a travaillé un temps au sein de la brigade motocycliste des Hauts-de-Seine. Denis Jacob l'avait rencontré dans le cadre de leurs missions syndicales respectives, alors qu'il était délégué syndical du département entre 1995 et 1999. "Jamais, jamais, nous n'aurions pu croire que François pouvait être l'auteur de ces crimes atroces", insiste-t-il sur BFMTV.

"C'était quelqu'un qui était d'une gentillesse absolue, qui était toujours prêt à servir, à se rendre disponible pour notre activité syndicale, résume Denis Jacob. C'était quelqu'un qui savait aussi s'énerver facilement, il faut le dire, mais qui n'a jamais été agressif ou violent en notre présence."

Un homme "dépressif"

Denis Jacob se souvient également d'un homme dépressif, sous traitement médicamenteux, selon ce que François Verove avait confié à ses collègues de l'époque. "Il a eu un moment de souffrance psychologique importante, confie le policier. Il a été dans une situation de dépression, il s'est arrêté de nombreux mois en maladie. Ca pouvait être quelqu'un en souffrance comme n'importe lequel d'entre nous, policier face à ce que nous rencontrons, mais certainement pas un tueur en série."

Aujourd'hui, "je me demande si ce qu'il a vécu a un lien avec ce qu'il a fait", poursuit Denis Jacob.

François Verove, identifié après s'être suicidé dans une maison au Grau-du-Roi alors qu'il devait être convoqué par la brigade criminelle dans le cadre de l'enquête sur le "Grêlé", avait demandé une mutation dans le sud. Un changement d'affectation qu'il avait obtenu. Denis Jacob avait alors eu quelques contacts avec lui au cours de l'année 2013.

"Il était beaucoup plus posé, apaisé, serein", conclut le policierqui n'a plus eu de contacts avec François Verove depuis 2015.

Article original publié sur BFMTV.com

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