Monsieur Macron, voici cinq très bonnes raisons de ne pas renouveler l’autorisation du glyphosate

François Veillerette
Monsieur Macron, voici cinq très bonnes raisons de ne pas renouveler l’autorisation du glyphosate

Monsieur le Président de la République,

A la suite de la cacophonie gouvernementale dont nous avons été les témoins récemment sur le dossier du glyphosate et alors que vous aviez, candidat, promis de faire de la santé environnementale une "priorité du quinquennat", puis à Rungis rappelé cette exigence, nous vous conjurons de ne plus attendre pour porter dans les négociations européennes en cours l'interdiction de l'usage de cette molécule dangereuse et polluante.

Le glyphosate est l'herbicide chimique le plus vendu au monde. En France, pas moins de 8.500 tonnes sont vendues chaque année. Alors que l'UE s'apprête à décider du sort de cet herbicide pour les prochaines années, nos organisations rappellent cinq arguments de poids pour que la France vote en faveur de son interdiction au niveau européen sans attendre:

Des raisons sanitaires

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l'Organisation mondiale de la santé, a classé en mars 2015 le glyphosate cancérogène probable pour l'homme. Ce classement, d'après le règlement 1107/2009 relatif à la mise sur le marché des pesticides, devrait suffire à le retirer du marché.

Par ailleurs, deux études récentes mettent en cause le glyphosate dans des maladies graves du rein, du foie[1] et il est fortement suspecté d'être un perturbateur endocrinien[2] . Ces risques de santé publique suffisent à déclencher des mesures immédiates pour interdire le glyphosate sur la base du principe de précaution inscrit dans la Constitution française et les traités européens.

Des raisons de crédibilité et d'éthique

Trois agences contestent le caractère cancérogène du glyphosate : l'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR, chargé de l'évaluation du glyphosate dans l'Union européenne); l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA); et l'Agence européenne des produis chimiques (ECHA). Ces agences ont écarté et ignoré des résultats prouvant le caractère cancérogène du glyphosate lors d'expériences...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



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