Mondiaux de biathlon : Émilien Jacquelin, des larmes aux rires

Jérôme Val
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Lors de l'épreuve de poursuite des championnats du monde de biathlon, dimanche 14 février, Émilien Jacquelin portera le dossard doré du tenant du titre. C’est une nouveauté introduite par la fédération internationale de biathlon (IBU) pour distinguer celui qui a décroché l’or l'année précédente, en Italie, après un sprint haletant face au favori, le Norvégien Johannes Thingnes Boe.

Ce titre a changé la vie du natif de Grenoble. "Il y a trois ans, je débutais ma carrière sur la coupe du monde, raconte Émilien Jacquelin. Je découvre les Jeux Olympiques par la suite. C’était un rêve d’enfant et à cette époque-là, je pensais sincèrement que j’avais déjà atteint mon top niveau. Je pensais que je n’étais pas capable d’aller chercher plus que ça. Et avec ce titre sur la poursuite, l’an dernier a été une année incroyable. Je suis très fier de mon parcours et j’espère que ce n’est pas fini."

Après le sommet, le vide

Pourtant, après le faste, après les médailles, ce féru de vélo a connu un creux. Il a vécu le "grand vide", comme il le confie sans ambages, dans un état proche de la dépression. Sa préparation a été contrariée et son début de saison bien en deçà des attentes avec un seul podium individuel en coupe du monde (lors de la poursuite à Hochfilzen en Autriche) avant d’arriver sur les mondiaux en Slovénie.

Et pour couronner le tout, Émilien Jacquelin a eu la poisse : des chutes, une carabine cassée et des douleurs au dos. "J’ai gambergé, je me suis posé beaucoup de questions, (...)

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