Mondial de hand: les Bleus s'entrouvrent la porte des quarts

Le chemin est tracé. L'équipe de France de France de handball s'est entrouvert la porte des quarts de finale du Mondial masculin après avoir conclu le premier tour par une troisième victoire en autant de matches, lundi contre la Slovénie (35-31) à Katowice (Pologne).

Les Bleus, qui avaient déjà leur billet pour le tour principal avant le match, l'aborderont en effet avec un pécule de quatre points, soit deux de plus que les Slovènes.

Deux succès lors des rencontres à venir, à partir de mercredi, face à l'Espagne, le Monténégro et l'Iran, devraient suffire pour rallier les quarts de finale.

Les champions olympiques en titre se sont donc offert un précieux joker en terminant en tête de leur poule du premier tour, à l'issue d'un match très solide face aux Slovènes venu confirmer les victoires face à la Pologne (26-24) et l'Arabie Saoudite (41-23).

Cette dernière rencontre face à la Slovénie, qui avait douché la Pologne (32-23) devant son public, représentait un test, et les Bleus l'ont passé avec brio.

Même privés de Dika Mem, leur arrière droit et homme clé, blessé aux abdominaux.

Le joueur du FC Barcelone, ménagé face aux Saoudiens sans que l'encadrement ne précise qu'il était blessé, a été supplée par Nedim Remili, qui a glissé du poste de demi-centre avec succès (7 buts sur 8 tentatives).

D'une façon générale, l'ensemble de la base arrière a livré une prestation complète: Kentin Mahé (7/12) a bien animé et marqué quelques but qui ont soulagé son équipe. Dont deux pour lui octroyer six longueurs d'avance à quinze minutes de la fin (28-22).

Le vétéran Nikola Karabatic a lui montré qu'il était encore en forme à 38 ans, auteur notamment d'un subtile lob (37e, 22-16), avant de connaître un peu plus de déchet (4/8 au final).

Son frère Luka, le capitaine, a fait son entrée dans la compétition après avoir été ménagé, le dos douloureux, lors des deux premières rencontres.

Avec leur pièce maîtresse en défense, les Bleus ont bien contenu les Slovènes, dont le retard à la pause (14-16) aurait pu être supérieur sans les cinq exclusions temporaires françaises. Dont deux pour Remili, et deux dans les cinq dernières minutes (Remili et Richardson).

Derrière la muraille tricolore, Vincent Gérard a tenu la boutique (11 arrêts) après avoir lancé ses deux périodes de la même façon: par un pénalty arrêté (3e et 32e).

La France partira mardi à Cracovie avec une bonne dose de confiance.

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