Mondial 2022 au Qatar : Amnesty International interpelle à nouveau la Fifa

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Amnesty International a appelé lundi 22 mars la Fifa à faire davantage pression sur le Qatar, pays hôte de la Coupe du monde de football 2022, pour l'amélioration des conditions de travail des travailleurs immigrés dans le très riche pays du Golfe. Comme d'autres États de la région, le Qatar abrite une très importante population immigrée, pour la plupart des ouvriers et travailleurs pauvres venus du sous-continent indien. « Le Qatar a procédé à un certain nombre de réformes positives ces dernières années (...) Mais trop souvent, elles ne sont pas correctement appliquées et des milliers de travailleurs migrants continuent d'être exploités et victimes d'abus », a écrit Amnesty International dans un communiqué. « Des progrès sont réalisés aussi rapidement que possible tout en veillant à ce qu'ils soient adaptés à notre marché du travail », a déclaré le service communication du gouvernement qatari dans un communiqué. « La protection des droits humains au niveau international est une priorité absolue pour la Fifa », a déclaré son président Gianni Infantino lors d'un point presse vendredi dernier après une réunion du Conseil de l'organisation basée à Zurich. « Nous devons être justes là-bas (au Qatar) et admettre que beaucoup de progrès ont été réalisés (...) s'agissant des conditions des travailleurs. Bien sûr, on peut faire plus partout, toujours, même en Suisse », a-t-il ajouté. « La Fifa a l'opportunité de contribuer à faire du Qatar un endroit meilleur pour les travailleurs migrants », a insisté l'ONG. Samedi 20 mars, l'instauration d'un salaire minimum de 230 euros par mois est entrée en vigueur pour tous les travailleurs, une première dans le Golfe selon le Qatar.