Mondial 2019 de rugby: une Géorgie, à l’accent français, défie le Pays de Galles

Ce lundi, les « Lelos », l’équipe nationale de rugby de la Géorgie, entament leur cinquième Coupe du monde consécutive au Japon face au Pays de Galles dans la ville de Toyota. A chaque tournoi, ils progressent, remportant deux rencontres et en perdant deux lors de la précédente édition en 2015, en Angleterre. De belles performances dues certes à une tradition de rugby ancienne dans l’ex-République soviétique mais aussi grâce à des liens récents avec la France.

De notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Claude Saurel, un ancien joueur et entraîneur de rugby français, de l’AS Béziers notamment, avait bien préparé le terrain. Sélectionneur de l’équipe nationale géorgienne de 1999 à 2003, il a eu l’idée, pour faire monter le niveau des « Lélos », d’en envoyer le plus possible évoluer dans le championnat français. Une cinquantaine a  suivi le conseil et les résultats ne se sont pas faits attendre. En 2003, la Géorgie participe à sa première Coupe du monde en Australie.

Débuts difficiles

Jusque-là l’ovalie géorgienne végétait, bien qu’inspirée par le « lélo bourti », un jeu traditionnel assez ressemblant avec le rugby et vieux d’au moins 800 ans. Les débuts du rugby en tant que tels ont été difficiles pendant l’Union soviétique, commençant à émerger dans les années 1950 grâce aux efforts d’un Arménien de Marseille, Jacques Haspekian. Des efforts réduits à quasi rien dans les années 1990, le pays s’effondrant politiquement et économiquement après la chute de l’URSS.

Aujourd’hui, la Géorgie figure à la 12ème place mondiale, selon le classement World Rugby des équipes nationales de rugby à XV. Dix-sept des 31 sélectionnés pour le Japon jouent dans le championnat français, comme le talonneur Vano Karkadzé (Brive) qui fait les beaux jours d’Aurillac.