Mondial-2018: Falcao, Lewandowski, et enfin Salah ? Les filets peuvent trembler

Frédéric HAPPE et les reporters AFP
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Mohamed Salah et les Egyptiens se préparent pour leur 2e match du Mondial russe, lors d'un entraînement à Saint-Pétersbourg, le 18 juin 2018

Moscou (AFP) - Fin de l'acte I, début de l'acte II. Les matches du Mondial deviennent déjà décisifs, avec ce Russie-Egypte où Mohamed Salah est attendu comme sauveur des "Pharaons", alors que les attaquants colombiens James et Falcao ou le Polonais Lewandowski entrent aussi en piste, mardi.

Absent lors de la défaite aussi tardive que cruelle (1-0) contre l'Uruguay pour l'entrée en lice de l'Égypte, l'attaquant de Liverpool n'est toujours pas assuré de fouler les pelouses du Mondial face au pays hôte à Saint-Pétersbourg, à 20H00 (heure de Paris).

C'est peu dire que le "Messi du Nil" est attendu. C'est presque une question de vie ou de mort dans cette compétition pour les Egyptiens. Tout autre résultat qu'une victoire contre des Russes faciles vainqueurs de l'Arabie Saoudite (5-0) en ouverture de la compétition, réduirait presque à néant les chances égyptiennes.

Malgré leurs trois points précieux, les hommes de Stanislav Cherchesov, ne peuvent toutefois pas se reposer sur leurs lauriers. Une victoire leur assurerait presque déjà une place en huitième de finale, sauf improbable victoire des Saoudiens contre l'Uruguay mercredi, alors qu'une défaite rebattrait totalement les cartes.

"Si nous ne passons pas contre l'Égypte. Nous n'irons peut-être pas plus loin", a d'ailleurs averti le sélectionneur en conférence de presse.

- James/Falcao, double-canon colombien -

Mais avant de se projeter plus loin dans la compétition, il faudra d'abord fermer le rideau sur le premier round du Mondial, marqué notamment par la chute du tenant du titre allemand.

Dernier à entrer en piste, le groupe H ouvrira le bal de la journée avec la Colombie de James Rodriguez et Radamel Falcao, face au Japon.

Pour le "Tigre" Falcao, l'émotion risque d'être importante au coup d'envoi du match à Saransk (14h00, heure de Paris), lui qui avait dû renoncer - dire "la mort dans l'âme" serait un doux euphémisme - le 2 juin 2014 à l'édition précédente, en raison d'une blessure.

Quatre ans qu'il attend ça, dont les deux dernières années à Monaco où il a "claqué" but sur but, se ménageant un peu sur la fin de la saison, conscient qu'à 32 ans, c'est sa dernière chance de briller à ce niveau.

Avec James Rodriguez, meilleur buteur au Brésil avec 6 réalisations, ils représentent le fusil à double canon d'une équipe qui pourrait bien embêter les favoris s'ils atteignent la phase à élimination directe.

- Lewandowski a tout à prouver -

Entre ces deux matches, la Pologne, favorite théorique du groupe, puisqu'elle était tête de série, tentera de se débarrasser du Sénégal.

Au sein de la sélection de Pologne, l'épouvantail s'appelle Robert Lewandowski, le serial buteur du Bayern en Bundesliga et avec les blanc et rouge (55 buts en 95 sélections).

Pour son premier Mondial, il lui reste cependant à démontrer qu'il peut être tout aussi tueur lors des grandes compétitions, lui qui n'affiche que deux réalisations en huit matches d'Euro.

"Les adversaires se focalisent sur moi" dans ce type de compétition, avait-il expliqué, ajoutant que ses coéquipiers devaient en profiter. "Je fais volontiers ce sale boulot au service de l'équipe, pour créer des espaces à mes partenaires".

En face, il y aura l'énigmatique Sénégal emmené par Sadio Mané, coéquipier de Salah à Liverpool, qui participe à son deuxième Mondial seulement.

Il y a seize ans, en Corée du Sud et au Japon, son coup d'essai s'était transformé en coup de maître, puisque les Lions de la Teranga avaient battu et contribué à l'élimination des Bleus champions du Monde en titre, avant de pousser jusqu'en quart et de céder face aux Turcs.

"On ne peut pas comparer" les équipes de 2002 et 2018, a jugé Aliou Cissé, capitaine de la première et sélectionneur de la seconde.

"La génération 2002 a marqué son histoire et a procuré énormément de satisfaction et de bonheur. La génération 2018 est dans cette dynamique-là (...) j'ai énormément confiance en eux", a-t-il cependant assuré.