Mondelez profite de la crise du Covid-19 pour faire le ménage dans ses biscuits, chocolats et chewing-gums

Mondelez dispose d'un large portefeuille de marques, allant des biscuits (Lu, Oreo, Chips Ahoy!) au chocolat (Milka) en passant par les chewing-gums (Hollywood, Trident...). / Arnd Wiegmann / REUTERS

Les consommateurs confinés ont plébiscité les chocolats Milka et biscuits Oreo, notamment aux États-Unis. L'occasion pour le groupe d'optimiser son portefeuille pour garder les meilleures références.

«Pendant la crise, nous avons été obligés de nous concentrer sur la production des produits les plus achetés, pour être sûrs de pouvoir remplir les rayons. Et nous avons vu que notre chiffre d'affaires ne s'en portait pas plus mal. Au contraire». De l'avis de Dirk van de Put, le PDG de Mondelez (Belin, Oreo, Milka, Lu, Côte d'Or, Hollywood), la crise sanitaire qui a dopé ses ventes sur certains marchés est aussi l'occasion de simplifier une offre et un portefeuille trop pléthoriques.

» LIRE AUSSI - Le retour en grâce des aliments «made in France»

Au second semestre, le géant des en-cas, apéritifs et douceurs sucrées a fait état d'une stabilité de son chiffre d'affaires organique (+0,7%), à 5,9 milliards de dollars (5 milliards d'euros). Une stabilité qui cache de grandes disparités entre le boom de l'activité aux États-Unis, dont le chiffre d’affaires organique a progressé de 11% sur la période, porté par les biscuits (Oreo, Chips Ahoy!...) et le chocolat (Milka).

Surcoûts sanitaires importants

À l'inverse, l'Amérique Latine (-11%) a souffert de la fermeture de nombreux canaux de vente, avec des confinements plus tardifs qu'en Europe. Dernier segment très à la peine: les chewing-gums (Hollywood, Trident...). Vendus et consommés essentiellement hors domicile, leur chiffre d'affaires a chuté de 30% sur la période.

Quant au résultat opérationnel ajusté, pénalisé par les surcoûts liés à la Covid-19, il chute de 6,5%, à 942 millions de dollars. Le groupe chiffre entre 100 et 125 millions de dollars ces surcoûts et prévient: «la volatilité et l'incertitude liées au Covid-19 vont continuer». Conséquence de ce manque de visibilité, et comme Coca-Cola il y a quelques jours, le géant de la grande consommation fait la (...) Lire la suite sur Figaro.fr

Les géants des produits de consommation déstabilisés par leurs clients
Même déconfinés, les Français raffolent de l’e-commerce
La crise du Covid-19 accélère la bascule dans le monde numérique
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro

Notre objectif est d'assurer la meilleure expérience possible pour nos utilisateurs et de créer une communauté respectueuse de chacun. Nous travaillons à l'amélioration de cette expérience et pendant cette période, le module commentaires a la fin de nos articles n'est pas disponible. Merci de votre compréhension.