"Le Monde" revient sur les coulisses de la tribune défendant la "liberté d'importuner" les femmes

franceinfo
Accusé d'avoir "pris partie pour les 'porcs'", le quotidien se justifie et plaide le "malentendu" sur le "statut même de ce texte".

Pourquoi Le Monde a publié mardi 9 janvier une tribune soutenant "la liberté" des hommes "d'importuner" les femmes, signée notamment par Catherine Deneuve, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet ou encore Elisabeth Lévy ? Le quotidien tente de s'en expliquer, samedi 13 janvier, dans un article (réservé aux abonnés) signé par le médiateur du Monde, intitulé "L’instant Deneuve : retour sur une tribune polémique".

Le responsable des pages Débats, Nicolas Truong, raconte avoir été contacté par l'écrivaine Catherine Millet dans la soirée du vendredi 5 janvier. L'auteure de La Vie sexuelle de Catherine M., paru en 2001 aux éditions du Seuil, lui fait part de l'existence d'un texte signé par de nombreuses femmes "en réaction au climat idéologique qui s’est installé dans la mouvance de #MeToo". Le texte définitif parvient à Nicolas Truong dans la soirée du dimanche 7 janvier. Puis le lundi soir, il reçoit un appel de Catherine Millet : Catherine Deneuve signe la tribune.

"Avec cette signature connue dans le monde entier, l’affaire change de nature. Impact maximum garanti", écrit le médiateur du Monde, Franck Nouchi. Il raconte également les interrogations de la rédaction sur la place à accorder au texte : "Fallait-il faire 'plus gros' en une ?" Autre débat qui traverse les rédacteurs du journal : "A-t-on eu raison de publier cet article qui va à l’encontre des 'valeurs' défendues par le journal ?" s'interrogent "plusieurs jeunes rédactrices et rédacteurs", (...)

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