«Un monde sans paludisme est une question de volonté et de moyens»

Diallo, Abdourahmane
Le paludisme tue 400.000 personnes par an dans le monde. / 38028166/Stockwerk-Fotodesign - stock.adobe.com

Directeur général du Partenariat RBM, le Dr Diallo estime que le monde peut en finir avec le paludisme, à condition que la volonté politique soit présente.

Nous sommes aujourd’hui à un point critique de la lutte contre le paludisme. Alors que se tient à Lyon les 9 et 10 octobre la 6e conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, les experts sont unanimes quant à la nécessité d’en faire plus en termes de financements et d’engagement politique pour atteindre les objectifs mondiaux qui prévoient une élimination de ces maladies d’ici 2030. En finir avec les maladies infectieuses est un travail vital et nécessaire.

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Le monde entier s’est alarmé lors de la crise d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest, provoquant une réaction forte de l’opinion publique internationale et un effort coordonné d’un vaste réseau d’organisations de santé publique, ainsi qu’un immense élan de solidarité internationale. Cependant, il y a une persistance de l’insensibilité face aux centaines de milliers de personnes qui meurent chaque année du paludisme.

En plus de sauver des vies humaines et de renforcer les systèmes de santé dans les pays concernés, en finir avec des maladies comme celle du virus Ebola et le paludisme génère des avantages économiques importants. Une fois les maladies éliminées, les ressources allouées à les combattre peuvent en effet être réorientées vers d’autres priorités de développement, notamment l’amélioration de la productivité du travail ou l’augmentation des taux de scolarité.

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Bien que le paludisme soit l’une des maladies les plus meurtrières au monde, tuant plus de 400.000 personnes par an, des progrès remarquables ont été réalisés tout de même ces dernières années. Depuis l’an 2000, les efforts internationaux ont permis de sauver (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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