"Le monde de l'édition n'est pas épargné par les violences sexuelles" : une responsable de la Ligue des auteurs dénonce un climat d'impunité

Manon Botticelli

Samantha Bailly, romancière et vice-présidente de la Ligue des auteurs professionnels, a publié le 13 janvier dernier un tweet très remarqué autour des problèmes de violences sexuelles dans l'édition. Elle y dénonce un fort sentiment d'impunité dans le monde du livre. Nous l'avons interrogée sur ces problèmes, selon elle, indissociables de la précarité dont souffrent les auteurs.

Franceinfo Culture : Pourquoi avez-vous écrit ce tweet en début de semaine dernière ?

Samantha Bailly : La lecture du livre de Vanessa Springora, Le Consentement, et les réactions autour de l’affaire Gabriel Matzneff m’ont poussée à écrire ce message. Ce que Vanessa Springora raconte dans son livre pose beaucoup de questions. Je n’ai pas été étonnée par ce que j’ai lu. Le secteur de l’édition n’est pas épargné par les violences faites aux femmes. Il arrive souvent que des autrices remontent aux organisations professionnelles d'auteurs des problèmes de harcèlement sexuel, moral ou des comportements plus graves. J’ai moi-même été témoin d’une scène dont je me souviendrai toute ma vie : j'avais 24 ans, et lors d’un événement littéraire, j’ai entendu un éditeur dire à une autrice qu’un contrat d’édition se négociait et se signait "dans sa chambre d’hôtel". (...)

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