"Le monde d'après sera aussi inventé par les diplômés," affirme Jean-Laurent Cassely

Dans Génération surdiplômée - Les 20% qui transforment la France (Odile Jacob), la sociologue Monique Dagnaud et le journaliste Jean-Laurent Cassely défendent la thèse selon laquelle les 20% des jeunes les plus diplômés (Bac+5 ou plus, grandes écoles) sont les mieux à même d'impulser des changements dans le pays. Mais ils ne sont pas, pour autant, à l'abri des conséquences de la crise sanitaire. "Ils ne sont en aucun cas privilégiés. Eux aussi vont être touchés, d'une manière ou d'une autre, par le Covid," explique le dernier des co-auteurs précédemment cités, invité du 23h de franceinfo, mardi 26 janvier. Malgré la crise, un diplôme toujours utile Néanmoins, les jeunes diplômés ayant réalisé de longues études auront, a priori, moins de mal que les autres à entrer dans la vie active, et cela en dépit d'un contexte économique difficile. "Le diplôme va leur servir, que ce soit pour s'insérer sur le marché du travail ou prendre du recul et abandonner la course vers les métiers qui n'ont pas de sens, ajoute Jean-Laurent Cassely. On sent que ça phosphore en ce moment et que le fameux monde d'après sera aussi inventé par les diplômés."