"Dans un monde d’écrans, c’est réjouissant de voir le théâtre aussi vivant", Alexandre Brasseur fait son premier Festival Off d’Avignon

Sophie Jouve
Alexandre Brasseur fait son premier Avignon avec "Les Funambules", monologue à plusieurs voix créé il y a trois ans avec Daniel Colas. Rencontre pleine de franc-parler.

Dans son seul-en-scène Les Funambules, Alexandre Brasseur, à travers son grand-père Pierre, retrace l’accouchement délicat du chef-d’œuvre de Carné et Prévert, Les Enfants du Paradis, dans la France occupée de 1943, un film comme un souffle de liberté.

Alors que le soleil est à son zénith et que les festivaliers remontent la rue Guillaume Puy en file indienne côté ombre, nous retrouvons Alexandre Brasseur deux heures avant son spectacle. Poignée de mains ferme, regard direct, voix grave reconnaissable entre toutes (celle de son père Claude et de son grand-père Pierre), il nous accorde un long entretien avec un franc-parler, lui aussi de famille.

franceinfo Culture : Comment vivez-vous ce tout premier Avignon ?

Alexandre Brasseur : Je découvre ce festival avec beaucoup de joie, on en parlait hier avec Christophe Malavoy, c’est assez réjouissant de voir que le théâtre vivant est plus que jamais vivant dans une ville comme Avignon. Je pense moi, quand même, qu’à l’ère du numérique où on est tous happés par une culture des écrans, l’art vivant demeure immuable. La magie qui opère entre le public et les acteurs est irremplaçable. Cette communion silencieuse est merveilleuse.

Il faut mouiller (...)

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