Le monde allant mal, le business des kits de survie se porte bien

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Se préparer pour toutes les occasions, y compris les plus désastreuses, c'est ce que promet la société Biolite. | Biolite

Le survivalisme croît aussi vite que se multiplient les catastrophes liées au changement climatique.

Vous n'êtes pas très bunker, mais vous aimeriez tout de même vous préparer en cas de catastrophe humanitaire ou naturelle? Il existe de plus en plus d'options. L'une d'entre elles se présente sous la fotme d'un kit de survie prêt à l'emploi en cas d'effondrement.

L'entreprise Biolite, spécialisée dans les chauffages extérieurs et les solutions énergétiques hors réseaux, lance ce mois-ci des «prep kits» déclinés en version solo (117 euros), appartement (280 euros) ou familles (420 euros), à dégaîner en cas d'urgence apocalyptique.

Chacun d'entre eux inclut un Lifestraw (un système de filtration de l'eau), des panneaux photovoltaïques, des lampes frontales, des systèmes lumineux fonctionnant à l'énergie solaire, aux câbles électriques ou aux batteries portables.

Survie urbaine

L'entreprise adapte aux environnements citadins le savoir-faire qu'elle a acquis sur l'énergie dans la nature. «Nous avions confectionné des stations de chargement dans New York avec nos réchauds de camping», se remémore Erica Rosen, la directrice adjointe du marketing de Biolite, pour Fast Company.

L'histoire se déroule en 2012, alors que l'ouragan Sandy vient de frapper et que les bureaux new-yorkais de l'entreprise sont privés de courant. «Nous avons fait bouillir de l'eau pour que les gens puissent boire une tasse de thé et mis à disposition nos chargeurs solaires pour brancher leurs téléphones. C'était un petit moment d'humanité, mais ce fut aussi le moment où nous avons réalisé: "Oh mon dieu, nous avons pensé l'énergie hors réseau pour les loisirs en extérieur et complètement manqué le coche de la préparation d'urgence!"»

Né de la Guerre Froide

Biolite a depuis rectifié le tir. Ses kits ont été développés avec les technologies déjà mises en oeuvre par l'entreprise, notamment (...) Lire la suite sur Slate.fr