Avec Moncompteformation, Pénicaud promet une appli "révolutionnaire"

Geoffroy Clavel / Le HuffPost avec AFP
Avec l'application Moncompteformation, le gouvernement espère accélérer la formation de millions de salariés pour réduire le chômage.

FORMATION - L’exécutif promet carrément “un nouveau service public” en matière de droit à la formation. Avec un nouveau site internet (moncompteformation.gouv.fr) et une appli dédiée sur smartphone lancés ce jeudi, c’est même “une vraie révolution” en matière de formation tout au long de la vie qui s’ouvre, promet la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans une interview au JDD.

“L’application mobile Moncompteformation et le site internet qui l’accompagne [...] vont permettre à notre pays d’entrer dans une société des compétences” et qui rappelle qu’“un métier sur deux évoluera profondément d’ici dix ans”, explique-t-elle dans l’hebdomadaire dominical, rappelant que jusqu’ici, le droit à la formation est sous-employé en France.

25 millions de salariés concernés

Le compte personnel de formation (CPF) “existait depuis 2015, mais il était virtuel : à peine 2 millions de Français l’ont utilisé”, souligne Muriel Pénicaud, expliquant que “dès jeudi, ce droit devient réel pour 25 millions de salariés”.

“Nous construisons un nouveau service public qui crée un droit attaché à la personne. Un peu comme un Livret A de la formation”, explique-t-elle encore, soulignant qu’“au moins 100.000 sessions de formation seront immédiatement disponibles sur l’application, pour plus de 40.000 formations” différentes. 

Pour éviter les formations “bidon”, “seuls les organismes agréés préparant à un titre professionnel ou à un diplôme peuvent être référencés”, explique encore Muriel Pénicaud: “on ne trouvera donc que des formations ayant une valeur sur un CV”.

Un outil anti-chômage

L’exécutif mise d’ailleurs sur une accélération des formations pour relancer la baisse du chômage, qui a marqué le pas au troisième trimestre 2019. La ministre du Travail rappelle que “le premier marqueur du chômage, c’est l’absence de formation”, qui touche “6,5 % des personnes qualifiées contre 18 % des non qualifiés”. Si les cadres des grands groupes en bénéficient, “les autres, beaucoup moins”,...

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