Moldavie: les autorités craignent un plan de l'armée russe pour prendre le contrôle de l'aéroport de Chisinau

La Moldavie sur le point de basculer? Ce mardi, près d'un an après le début de la guerre lancée par la Russie, le Premier ministre de ce petit pays à l'est de l'Ukraine assure que Moscou aurait un plan pour prendre le contrôle de l'aéroport de Chisinau, la capitale.

Dorin Recean, en poste depuis seulement quelques jours, confirme en effet auprès de Moldova 1 les propos de Volodymyr Zelensky tenus dans le média allemand Die Welt.

Le président ukrainien a affirmé en début de semaine que Moscou envisagerait de s'emparer de l'aéroport de Chisinau pour y transférer des troupes, avant d'ouvrir un nouveau front dans l'ouest de l'Ukraine.

"Nos institutions sont prêtes à faire face à de tels défis", assure Dorin Recean.

Espace aérien fermé pendant quelques heures

Début février, les services de renseignement moldaves indiquaient avoir détecté des activités de "déstabilisation" russe. "Nos institutions travaillent pour garantir la sécurité du pays et utilisent toutes les informations de nos partenaires afin d'anticiper et d'empêcher de telles tentatives", réagissait la présidente pro-européenne Maia Sandu.

Le 14 février, la Moldavie a fermé son espace aérien pendant quelques heures. Les médias locaux mettaient en avant les "des raisons sécuritaires" sans plus de précision sur fond de tensions entre l'ex-république soviétique et Moscou.

La veille, Maia Sandu détaillait les projets présumés de Moscou pour renverser le pouvoir pro-européen en place à Chisinau, et annonçait un renforcement des mesures de sécurité.

Jeudi 16, lors d'une session au Parlement moldave, Dorin Recean a affirmé qu'il était "important de continuer nos efforts pour que les troupes russes se retirent" de Transnistrie, plaidant une "démilitarisation" de la région séparatiste pro-Moscou.

Daniel Voda, a lui précisé que cette démilitarisation était "fondamentale" pour assurer une "réintégration pacifique" du pays. Des propos qui ont provoqué la colère de Moscou, le Kremlin accusant Chisinau "d'hystérie antirusse."

Article original publié sur BFMTV.com