Cette molécule dérivée d'un psychédélique pourrait aider contre l'addiction sans effets indésirables

Julien Hernandez, Rédacteur scientifique
·1 min de lecture

Préambule : l'article n'étant pas en libre accès (et n'étant pas disponible sur une plateforme massivement utilisée par nous autres scientifiques et journalistes scientifiques) la rédaction ne se porte pas garante de la qualité méthodologique de l'étude, étant donné que nous n'avons eu accès qu'au résumé de cette dernière.

L'Iboga est une racine qui contient plus d'une molécule hallucinogène. L'une d'entre elles, l'ibogaïne est un alcaloïde qui possède des propriétés anti-addictives chez l'animal et chez l'humain. Pour autant, l'utilisation empirique de cette molécule n'a donné lieu qu'à des témoignages anecdotiques et controversés concernant son efficacité dans la réalité complexe. Aucun essai clinique n'a jamais été réalisé pour vérifier la véracité des prédictions mécanistes.

Ceci est certainement dû aux nombreuses suspicions concernant sa sécurité et sa tolérance par notre organisme. Des chercheurs ont alors tenté d'identifier les éléments structurels de la molécule qui lui conféraient ses propriétés anti-addictives (dans une logique réductionniste) afin de donner un coup de pouce au développement clinique. Ils publient leurs résultats dans la revue Nature.

À l'aide d'une conception chimique minutieuse, il est possible de modifier un composé psychédélique pour produire un variant plus sûr, non hallucinogène ayant un potentiel thérapeutique. © NDABCreativiy, Adobe Stock
À l'aide d'une conception chimique minutieuse, il est possible de modifier un composé psychédélique pour produire un variant plus sûr, non hallucinogène ayant un potentiel thérapeutique. © NDABCreativiy, Adobe Stock

Des résultats mécanistes cohérents

Depuis que l'on connait cette molécule, on pense qu'elle pourrait avoir des propriétés anti-addictives grâce à son action sur le cerveau. Plus précisément, sur l'activation d'une famille de gènes (les neurotrophines) codant pour une famille de protéines (les facteurs neurotrophes). Ces protéines sont principalement responsables de la croissance des neurones en développement et de l'entretien des neurones matures.

Les scientifiques ont réussi à mettre au point un analogue de l'ibogaïne, soluble dans l'eau et dépourvu, en théorie, d'effets hallucinogènes et...

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