Plus de la moitié des urgentistes et des internes souffrent de burn-out

Le Parisien
Près de 60 % des urgentistes (57 %) et plus de la moitié des jeunes médecins (52 %) souffrent d’au moins un symptôme caractérisant le burn-out en France

Multiplication des tâches administratives, horaires de travail variables… Ces facteurs contribuent à la situation de burn-out chez de nombreux urgentistes.


Près de 60 % des urgentistes et plus de la moitié des jeunes médecins (52 %) souffrent d’au moins un symptôme caractérisant le burn-out en France. Ils sont confrontés à un épuisement émotionnel, le sentiment d’accomplir les tâches mécaniquement ou la perte de satisfaction professionnelle.

Selon une étude publiée par un chercheur des hôpitaux de Marseille et portant sur des dizaines d’études incluant 15 000 médecins français, il ressort que ces professionnels de santé ont le sentiment que leur travail perd de son sens.

« On ne s’attendait pas à trouver de tels chiffres en France, où le système de santé est réputé assez protecteur », a expliqué le docteur Guillaume Fond, l’un des auteurs de cette étude.

Selon lui, ce taux de burn-out est comparable à celui observé aux Etats-Unis, « où les médecins sont pourtant beaucoup plus exposés à la violence des patients, notamment avec les armes à feu, et sous la menace permanente d’attaques en justice ».

En France, ce sont les urgentistes qui sont les plus touchés. Ce sont eux qui sont « exposés directement à la population générale, sans filtre, et après des heures d’attente qui rendent les patients agressifs. »

Un rythme de travail épuisant

Les facteurs qui peuvent expliquer ces situations sont connus : la réduction des coûts et du nombre de lits impose aussi aux médecins d’effectuer davantage de tâches administratives comme « passer beaucoup de temps à chercher des places libres dans les services ». Par ailleurs, les rythmes de travail avec des gardes de nuit et de jour « accentuent leur épuisement ».

Cette étude préconise certaines mesures pour lutter contre le burn-out comme « la mise en place d’un temps et d’un lieu de repos pendant les gardes ».

Elle insiste aussi sur la prise en compte de l’épuisement professionnel et de la violence des échanges avec les patients ou les (...)

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