La moitié de cette exoplanète serait couverte de volcans

Adrien Coffinet, Journaliste scientifique
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À l'heure actuelle, la Terre est la seule planète connue avec une tectonique des plaques active. Cependant, parmi les milliers d'exoplanètes connues, plus d'une a probablement aussi une activité tectonique. Sur Terre, la tectonique des plaques fait croître les montagnes et génère des séismes, mais c'est aussi une partie essentielle du cycle qui amène la matière de l'intérieur de la planète à la surface et à l'atmosphère, puis la ramène sous la croûte terrestre. La tectonique a donc une influence vitale sur les conditions qui rendent finalement la Terre habitable.

Une nouvelle étude (en libre accès sur arXiv), fruit d'une collaboration entre le Centre pour l'Espace et l'Habitabilité de l'université de Berne (Suisse), l'École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse), l'université d'Oxford (Royaume-Uni) et le Pôle de recherche national PlanetS (Suisse), a maintenant permis de découvrir que le matériau à l'intérieur de la planète LHS 3844 b, située à 45 années-lumière de la Terre, s'écoule d'un hémisphère à l'autre et pourrait être responsable de nombreuses éruptions volcaniques d'un côté de la planète.

Vue d'artiste de la dynamique intérieure possible de la superterre LHS 3844 b. © Thibaut Roger
Vue d'artiste de la dynamique intérieure possible de la superterre LHS 3844 b. © Thibaut Roger

Mouvements d'un hémisphère à l'autre sur une planète extrême

LHS 3844 b est une planète 30 % plus grande que la Terre en diamètre, vraisemblablement rocheuse comme elle, mais probablement sans atmosphère. Cette dernière caractéristique est un avantage pour chercher de signes d'activité tectonique, généralement cachés par l'atmosphère. Par ailleurs, l'exoplanète fait le tour de son étoile, une naine rouge, en à peine plus de onze heures. En conséquence, un côté de la planète est tourné en permanence vers l'étoile, chauffé à près de 800 °C, tandis que l'autre face, en permanence dans la nuit, subit des températures pouvant descendre sous les −250 °C. « Nous pensions que ce contraste de température sévère pouvait affecter le flux de matière à l'intérieur de la planète », explique...

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