Val-d’Oise : un policier municipal «lynché» alors qu’il filmait un cortège de mariage

Maïram Guissé
C’est au niveau du bar, situé rue de Paris à Moisselles, que les faits se sont déroulés ce samedi. (Capture d’écran)

Arnaud* a du mal à s’en remettre. Ce samedi, cet agent, qui était hors service mais d’astreinte à Moisselles, a été violemment frappé.


Son visage tuméfié témoigne de la violence des coups. Ce samedi, Arnaud*, un policier municipal qui était hors-service et habitant Moisselles (Val-d’Oise), a été violemment pris à partie. « J’ai été lynché. Je suis encore sous le choc », réagit-il ce dimanche, après avoir déposé plainte.

Les faits se sont déroulés rue de Paris, en fin d’après-midi. Le cortège d’un mariage d’une trentaine de voitures traverse alors le village de 1 300 âmes. « Je ne comprenais pas pourquoi la rue était bloquée. Des gens klaxonnaient. Je suis sorti de chez moi, j’avais mon téléphone à la main, j’ai commencé à filmer en cas de problème. Un des conducteurs m’a demandé pourquoi je prenais les plaques d’immatriculation. Je n’ai pas eu le temps de répondre, j’ai reçu un coup de pied par une personne puis une salve de coups par un groupe », raconte Arnaud.

Sa femme également prise pour cible

Sa femme et sa belle-sœur viennent à son secours. « Mon épouse a aussi été blessée, souffle-t-il. Une dame a dit que j’étais policier, elle pensait bien faire et là j’ai reçu une deuxième salve de coups alors que j’étais à terre. J’ai perdu connaissance ». Témoins de la scène, un patron de bar et un client sont intervenus. « Ils ont aussi été agressés. Sans eux, j’aurai été anéanti, ces deux personnes sont des héros ».

Ce dimanche matin, après avoir passé une partie de la nuit à l’hôpital d’Eaubonne, Arnaud a été confronté à l’agresseur qui lui a porté les premiers coups. Cet homme de 28 ans, interpellé juste après les faits, a été placé en garde à vue alors qu’une enquête est en cours. « Ce qui s’est passé est grave. Ils auraient pu me tuer. Je suis aussi inquiet pour ma femme et mon fils qui a tout vu, ça s’est déroulé à 20 m de chez moi. »

«Il faut une peine exemplaire»

La maire (SE) Véronique Ribout se dit « furieuse ». « C’est consternant. Je ne compte pas en rester là. (...)

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