Moisselles : les agents de l’hôpital psychiatrique réclament du personnel

Christophe Lefèvre
Moisselles, ce jeudi. Les agents de l’hôpital psychiatrique dénoncent un manque de personnel et un « management d’entreprise »

Un mouvement de grève a été lancé mardi à l’hôpital psychiatrique Roger-Prévot. En cause, le manque de personnel et, par conséquent, la dégradation de l’accueil de ses 200 patients.


La situation couvait depuis quelques années. Une partie des agents de l’hôpital Roger-Prévot de Moisselles sont en grève depuis mardi. Ils pointent du doigt un manque de personnel et « un management d’entreprise ». Des propos illustrés par les nombreuses affichettes scotchées sur les murs de l’établissement, qui accueille environ 200 patients, et sur lesquelles on peut lire des slogans comme « soignants pressés = patients délaissés », « soignants maltraités = patients en danger », ou encore « le patient n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise ».

« Cela fait plusieurs années que les conditions de travail se dégradent à cause du manque de personnel, explique Myriam Bunel, secrétaire adjointe du syndicat CGT. Les gens qui partent en retraite ou qui sont mutés ne sont pas remplacés. »

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Après avoir alerté à plusieurs reprises la direction de l’hôpital, qui doit déménager à Nanterre (Hauts-de-Seine) en 2022, les représentants du personnel ont décidé lors d’un CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de juin 2017 de demander une expertise indépendante. Mise en place en novembre 2017, celle-ci a conclu à un manque de personnel et des manquements au niveau du management. « A la suite de ça, il y a eu des projets sur le papier, mais rien de concret », souffle Myriam Bunel.

Une alerte lancée en septembre, en vain

Après un été 2018 particulièrement éprouvant pour le personnel soignant, les représentants des 800 agents ont fait en septembre dernier un droit d’alerte, resté sans suite.

Ils ont donc décidé de passer la vitesse supérieure et de se mettre en grève à partir de mardi, date de la visite des experts de la Haute autorité de santé. « Nous n’avons pas assez de (...)

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