"Le mois de novembre est toujours éprouvant", prévient Catherine Nay

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Une semaine après l'instauration du couvre-feu en Île-de-France et dans huit métropoles, le gouvernement étend la mesure à 54 départements. 46 millions de Français sont désormais concernés. "La situation est grave", a dit Jean Castex. Panique à bord, l'épidémie flambe. 41.620 nouveaux cas enregistrés jeudi, soit 15.000 de plus que la veille. "Novembre sera éprouvant, il y aura des morts", a averti le Premier ministre. Mais novembre est toujours éprouvant. On passe à l'heure d'hiver. La sève se retire des plantes et l'énergie des hommes. C'est le mois de l'année où l'on est le plus fatigué, le plus vulnérable, où il y a le plus de morts. Oui, on peut craindre des records avec le coronavirus.

Dans beaucoup de pays européens, on prend des mesures de couvre-feu voire de confinement

La France est un peu plus impactée que les autres. Elle est juste derrière la Hollande, par le nombre de cas par habitants. Alors la faute à qui ? Au gouvernement ? C'est vrai, il y a eu le fiasco des masques lors de la première vague. Le fiasco des tests avant la deuxième. On a dit aux gens : "Allez vous faire tester, c'est gratuit, sans ordonnance". Il y a eu embouteillage, les labos ont débordé. On a perdu le contrôle du virus. Les clusters ne sont plus identifiés. Les généralistes notent que leurs patients infectés sont incapables de dire où ils ont été contaminés, par qui.

Une commission d'enquête à l'Assemblée nationale

Edouard Philippe a été entendu. En janvier, personne ne savait faire, personne...


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