Un mois de grève dans les transports franciliens...et plus de vie sociale

Lea Nicosia
Un mois de grève dans les transports franciliens...et plus de vie sociale (photo d'illustration) 

GRÈVES - La mobilisation contre la réforme des retraites dure depuis le 5 décembre. Elle est entrée cette semaine dans son deuxième mois, devenant ainsi il y a quelques jours le plus long blocage des transports qu’a connu la France en plus de trente ans.

Et si certains sont inquiets pour leurs futures retraites, d’autres -surtout en Île-de-France voient aussi les conséquences à court terme et regrettent leurs vies sociales. Avec des horaires de trains et de RER restreints, les lignes de métro qui ne rouvrent leurs portes que partiellement, sans véhicule ni les moyens pour prendre un taxi, cela devient compliqué de rester boire un verre après le travail, voire de sortir le week-end surtout au beau milieu de l’hiver. 

 La déprime s’installe 

“Tout ce que je veux pour Noël, c’est des métros”, chantait une internaute parisienne qui avait totalement réécrit “All I Want for Christmas” de Mariah Carey en décembre. Son souhait n’a pas été entendu et elle n’est pas la seule à être déçue. 

Comme d’autres, Justin, habitant de l’Essonne de 24 ans, ne peut plus plus voir ses amis lors de son temps libre. Il raconte. “Heureusement que je vis en colocation, ça me permet de voir d’autres personnes, parce que sans RER et avec le peu de métros disponibles je n’ai réussi à voir personne depuis le début de la grève”, dit-il. Le jeune homme raconte qu’il n’a pas pu rentrer chez lui pour le jour de Noël. “Encore une fois, heureusement que mes colocs étaient là”, ajoute-t-il. 

Et pour ceux qui ne partagent pas leur appartement, il a fallu trouver d’autres solutions pour combattre la solitude. Comme Justin, Laure, Parisienne de 21 ans a du mal à sortir quand elle n’est pas en classe la semaine. “La plupart de mes amis vivent en banlieue et je n’ai pas pu les voir depuis un mois. Si on sort le soir et qu’ils doivent rentrer en taxi, cela revient trop cher...”, explique l’étudiante en diététique. Alors pour ne pas rester seule dans un 10 m², la jeune femme a décidé de s’installer chez son...

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