Mois des Fiertés au Pérou: un décret qualifiant les trans de malades mentaux provoque une levée de boucliers

Comme chaque année, le mois de juin est synonyme de mois des Fiertés pour défendre les droits LGBTQIA+. Dans de nombreux pays, marches et défilés sont organisés. En Amérique du Nord, mais aussi du Sud, une des plus importantes du continent (et même du monde) a eu lieu le 2 juin dernier à São Paulo au Brésil. À Lima, le défilé est annoncé le 29 juin. Et cette année, il se tiendra avec un sentiment d’inquiétude pour les personnes transgenres. Le mois dernier, le ministère de la Santé péruvien a publié par décret une actualisation des schémas de soins. Les personnes trans y sont qualifiées comme ayant une « maladie mentale ». Le ministère parle d’un malentendu et d'une volonté de permettre un meilleur accès aux soins. Pour les militants trans, il s’agit plutôt d’une attaque de plus contre leurs droits, dans un pays parmi les plus conservateurs du continent.

Devant le ministère de la Santé, une trentaine de militants déplient leurs banderoles et drapeaux bleu, blanc, rose, les couleurs de la communauté trans. « Rien à soigner », c’est le slogan de cette deuxième manifestation contre un décret publié le 10 mai dernier. « Nous continuons la lutte pour abroger ce décret qui pathologise nos identités, en particulier celles des personnes trans ! », lance un militant dans un mégaphone.

Ce décret, une actualisation du plan d’assurance-maladie, vise officiellement à étendre l’accès aux soins. Problème : les adultes et enfants trans, mais aussi les personnes pratiquant le travestissement, y sont désignées comme ayant des « problèmes de santé mentale ».

Les personnes trans se retrouvent donc exclues de la société. Faute de politiques inclusives.


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