Moins de faillites en 2020? Pour cet économiste, ce n'est pas une bonne nouvelle

Bénédicte Magnier
·Journaliste vidéo
·1 min de lecture

ÉCONOMIE - Peut-on d’ores et déjà mesurer l’impact de la crise économique consécutive au coronavirus ? Pas vraiment, selon David Cayla, chercheur au GRANEM (Groupe de Recherche Angevin en Économie et Management) et maître de conférences à l’université d’Angers. Pour lui, la crise économique est devant nous.

Interrogé par Le HuffPost, l’économiste a détaillé son raisonnement dans la vidéo en tête de cet article. David Cayla explique que ce deuxième confinement entamé par la France fin octobre a changé la donne des prévisions.

Au cœur de ses préoccupations, les aides de l’État pour sauver les entreprises obligées de garder portes closes, comme le chômage partiel ou les P.G.E. (Prêts garantis par l’État). Un sauvetage à grande échelle nécessaire, mais qui met dans le même panier toutes les entreprises. Paradoxalement, le nombre de faillites à partir de mars 2020 s’avère être particulièrement bas comparé aux années précédentes, comme vous pouvez le voir dans le graphique fourni par la Banque de France ci-dessous.

Le nombre de faillites par mois en 2018, 2019 et 2020.  (Photo: Banque de France, Direction des Entreprises)
Le nombre de faillites par mois en 2018, 2019 et 2020. (Photo: Banque de France, Direction des Entreprises)

David Cayla explique ce phénomène par la fermeture administrative des tribunaux de commerce et du premier confinement, mais aussi par “la prolongation artificielle de l’activité d’une entreprise” grâce aux aides de l’État.

L’ombre de la crise de 2008

C’est là que l’économiste s’interroge et se montre inquiet: qu’adviendra-t-il lorsque ces aides s’arrêteront? Une question pour l’heure sans réponse, mais qui pourrait entraîner “un mur de faillites” dans quelques mois, ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.