Mohammed Ben Salman, le paria saoudien redevenu fréquentable​​​

© Sipa

La réhabilitation de Mohammed Ben Salman (MBS) sur la scène internationale se confirme. Le leader saoudien de 36 ans sera reçu mercredi par Recep Tayyip Erdogan dans sa résidence de Külliye, à Ankara, la capitale turque. Une première depuis le meurtre de Jamal Khashoggi en 2018, le journaliste sauvagement assassiné dans l’enceinte du consulat ­saoudien à Istanbul.

À l’heure où la guerre en Ukraine contrarie les économies mondiales, le dirigeant de la riche monarchie pétrolière est de nouveau courtisé. Fragilisée par la hausse des coûts des matières premières, la ­Turquie est en quête de financements. En avril déjà, ­Erdogan s’était envolé pour Djedda amorçant un dégel entre les deux pays. Mi-juillet, ce sera au tour de Joe Biden , qui avait qualifié pendant sa campagne présidentielle l’Arabie saoudite d’État « paria », de faire escale dans le royaume, dernière étape de sa première tournée au Moyen-Orient.

La CIA a beau tenir MBS responsable du meurtre de l’éditorialiste du Washington Post, se passer de l’Arabie saoudite reste difficile. Les Occidentaux ont demandé aux pétromonarchies d’augmenter leur production pour contrer la flambée des prix du pétrole engendrée par le conflit ukrainien. Pour minimiser son revirement, le président américain a toutefois fait savoir qu’il n’échangerait pas directement avec le prince héritier.


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