Moderna commence les essais sur les humains d'un vaccin à ARN messager contre la grippe

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L'entreprise américaine de biotechnologies Moderna a déclaré avoir commencé les essais sur des humains d'un vaccin contre la grippe utilisant la technologie de l'ARN messager, la même que celle employée dans son vaccin contre le Covid-19.

Ces essais incluront 180 adultes pour évaluer la sécurité et l'intensité de la réponse immunitaire provoquée par l'injection de ce produit, baptisé mRNA-1010.

Des vaccins contre la grippe plus performants

Si ces essais étaient concluants, ils pourraient donner naissance à une nouvelle génération de vaccins plus performants contre la grippe.

Les actuels vaccins contre la grippe utilisent des virus inactivés, ayant perdu leur capacité à déclencher une infection, mais restant capables de provoquer une réponse du système immunitaire.

La souche utilisée doit être sélectionnée des mois à l'avance, et leur efficacité est comprise entre 40 et 60%.

Les vaccins à ARN messager se concentrent eux sur une petite partie du virus - par exemple, dans le cas du coronavirus, la protéine dite "Spike". On injecte dans l'organisme des brins d'instructions génétiques appelées ARN messager, ordonnant à l'organisme de fabriquer cet antigène spécifique, la "spicule" du coronavirus. Cette pointe, inoffensive en elle-même, est ensuite détectée par le système immunitaire qui va produire des anticorps. Et ces anticorps pourront ensuite combattre le virus en cas de réelle infection.

La grippe est responsable de centaines de milliers de décès chaque année

Moderna espère que cette technologie permettra un développement plus rapide des vaccins contre la grippe. Différentes souches peuvent par ailleurs être ciblées dans une seule et même injection.

Le vaccin testé ciblera les sous-types de grippe A dits H1N1 et H3N2, ainsi que de grippe B, lignées Yamagata et Victoria.

L'Organisation mondiale de la santé estime que la grippe est responsable d'environ 3 à 5 millions de cas de maladies graves chaque année, et de 290.000 à 650 000 décès.

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