Mode : du mouvement sur les podiums parisiens

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Défilé Chanel Printemps-Eté 2017 au Grand Palais.

Retour sur les défilés du prêt-à-porter féminin printemps-été 2018, où le confort tutoyait l'affranchissement des dogmes et l'élégance.

Show hype avec vue sur les soubassements du Louvre : c’est sur cette équation piquante que se sont clos mardi soir les défilés parisiens du prêt-à-porter printemps-été 2018, avec Louis Vuitton. Dans le sous-sol du Pavillon de l’horloge, qui a ouvert au public en juillet dernier, les neurones azimutés par une semaine de mises en scènes parfois hallucinantes (Saint Laurent en contrebas de la Tour Eiffel, le mur de cascades Chanel, la symphonie aquatique Rick Owens…), on s’est un instant demandé avant de se gifler de honte si les pans de forteresse étaient bien réels ou alors du carton-pâte hyperréaliste…

La mise en regard avec la collection elle-même est très cohérente et réussie : elle suggère à la fois l’écho et la rupture, en tout cas un dialogue permanent, aussi strident puisse-t-il être. C’est ce qu’incarnent d’emblée les silhouettes en redingotes à brocart portées avec shorts de sport en satin et de grosses baskets. Sur le papier, n’importe quoi. Dans les faits, un télescopage réjouissant, qui passe outre les codes classiques de la bienséance, qui se joue des anachronismes et propose une réconciliation entre passé et futur : pas besoin de faire table rase, il suffit d’affranchir son logiciel interne, de s’octroyer la liberté d’allier ce qui nous plaît. Avoir de la personnalité en somme, se connaître et s’assumer. C’est le moine qui fait l’habit.

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Il faut dire qu’avec Nicolas Ghesquière tout tombe impeccablement, pantalons courts vernis, robes amphores comme en cotte de maille, tops à motifs mondrianesques au plus près du buste, robes de mousseline dopées par les grosses sneakers. Le soir, la basket fait place à un escarpin à talon aiguille avec la cheville joliment ceinte, on pressent le carton en boutiques. Les robes noir et argent à pampilles se lacent au croisement des seins, (...)

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