Mode : le costume, victime collatérale de la crise sanitaire

Avant la crise sanitaire, vestes, chemises et cravates étaient légion dans les diverses réunions de travail. Face à la généralisation du télétravail, le costume a logiquement perdu de sa popularité et de son utilité. Les journalistes de France Télévisions ont rencontré un responsable de communication, qui n’en porte plus depuis qu’il travaille à domicile. Il se contente aujourd’hui d’un tee-shirt, d’un pantalon et de baskets. "Je serais amené à faire évoluer mon code vestimentaire, et peut être que je porterai uniquement des vestes avec des pantalons décontractés", reconnait-il en évoquant un retour au travail en présentiel. Des difficultés pour le secteur Christophe Chabannier est à la tête de Disfra-Le Costard. Dans sa boutique, où le costume se vend entre 250 et 400 euros, le chiffre d’affaires a baissé de 40 % et de nombreux clients ne sont pas venus chercher leur costume, pourtant payés, en raison de l’annulation d’évènements. Quant à la dernière usine de costumes, basée à Limoges depuis 50 ans, elle fonctionne à très faible régime. "Vulgairement, ça fout les boules d’avoir eu 200 personnes là, et maintenant de se retrouver à 17", s’inquiète Catherine Raymong, salariée depuis 40 ans au sein de l’entreprise.