Mobilisation sociale en France : perturbations attendues surtout dans les transports parisiens

Grève à l'appel des syndicats de la RATP, la régie des transports parisiens. De fortes perturbations sont attendues.
La journée d'action, initiée par la CGT, devrait connaître une mobilisation plus modeste dans les autres secteurs.

Presque aucun métro ne roulera ce jeudi à Paris en raison d'une grève à l'appel de l'ensemble des syndicats de la RATP qui s'annonce très suivie.

Seules les lignes entièrement automatisées 1 et 14 rouleront normalement, mais avec un "risque de saturation". Cinq lignes seront entièrement fermées (2, 8, 10, 11 et 12), les autres ne roulant qu'aux heures de pointe, avec un service fortement dégradé.

La RATP invite tous ceux qui le peuvent à rester chez eux en télétravail. La situation ne sera pas meilleure sur le RER A où un train sur trois circulera en moyenne. Sur le RER B, la fréquence sera de un train sur deux.

A la SNCF en revanche, le mouvement soutenu par la seule CGT-Cheminots s'annonce bien moins suivi. Le trafic sera normal sur les TGV et légèrement perturbé sur les Intercités, à la veille d'un weekend prolongé.

Sur les lignes TER, neuf trains sur dix circuleront en moyenne et, en Ile-de-France, quelques perturbations sont à prévoir sur certaines lignes du Transilien.

L'ensemble des syndicats (CGT, FO, Unsa, Solidaires) de la RATP ont appelé de longue date à la mobilisation pour demander des hausses de salaire et une amélioration des conditions de travail.

Autre motif de mobilisation : la future réforme des retraites avec un report possible de l'âge légal de départ et la fin des régimes spéciaux, avance une source proche de la direction.

Les défilés de la CGT

Une manifestation démarrera en début d'après-midi de République, direction Opéra. Ce défilé s'inscrit dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle à l'appel de la seule CGT décidée récemment.

FO, qui s'était associée à la journée de mobilisation du 18 octobre, au plus fort du mouvement dans les raffineries, pour protester contre les réquisitions, a choisi cette fois-ci de ne pas s'associer à la CGT, de même que FSU et Solidaires.

La précédente journée à l'appel de la seule CGT, le 27 octobre, en pleines vacances scolaires, avait peu mobilisé : la police avait recensé 14 000 manifestants en province et 1 360 à Paris. La CGT n'avait pas donné de chiffres.

Interrogé par l'AFP lundi, la secrétaire confédérale de la CGT Céline Verzeletti se montrait confiante, disant s'attendre à "150 à 200" lieux de manifestation et à une mobilisation au moins équivalente à celle du 18 octobre. Il y avait alors eu 107 000 manifestants selon la police (300 000 selon le syndicat).

Les autorités parient sur 40 à 50 000 manifestants au niveau national, et "moins de 5 000 à Paris".

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ne sera pas à Paris, ayant fait le choix de défiler à Nîmes où il est en déplacement dans le cadre des élections professionnelles dans la fonction publique.