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Mobilisation en Haïti pour le départ d'Ariel Henry: «C’est comme si on luttait pour notre 2e indépendance»

Il s’était engagé à passer la main ce 7 février 2024 : le Premier ministre Ariel Henry, au pouvoir depuis l’assassinat en juillet 2021 du président Jovenel Moïse, est toujours en place. De nombreux Haïtiens réclament son départ dans la rue depuis plusieurs jours. Un départ demandé aussi par le groupe Montana, initié par la société civile en 2021 pour trouver une solution haïtienne à la crise. Monique Clesca, ex-fonctionnaire des Nations unies, en est l’une des signataires.

Depuis un accord signé entre le gouvernement d’Ariel Henry et quelques partis politiques le 21 décembre 2022, il n’y a pas eu d’élection en Haïti, contrairement aux engagements pris en vertu de ce texte. La crise politique, sécuritaire, sociale et humanitaire s’est considérablement aggravée. Votre groupe, issu de la société civile, qui tente de trouver une solution à la crise haïtienne, réclame une transition depuis le printemps 2021. Est-elle toujours possible ?

Les manifestations de ces derniers jours ont déjà fait plusieurs morts, elles sont soutenues par certains hommes politiques. L’un d’entre eux, un ancien sénateur, appelle les Haïtiens à « détruire le pays ». Quelle est votre réaction à ces propos ?

Pour le gouvernement d’Ariel Henry, pas de transition sans rétablissement de la sécurité, et cela passe par une intervention internationale. À la fin du mois dernier, la justice kényane s’est opposée à l’envoi d’une force de soutien à la police haïtienne. Le groupe Montana s'est toujours opposé à ce déploiement. Est-ce que ce refus de la justice kényane retarde encore la transition ?


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