Comment la mobilisation des "gilets jaunes" a mis Edouard Philippe sur la sellette

Clément Parrot, Margaux Duguet
Sur le front depuis le début de la crise, le Premier ministre apparaît de plus en plus en difficulté. Récit des trois semaines qui ont fragilisé la position du chef du gouvernement.

"Soit ça se passe bien samedi et il faudra changer le gouvernement et le Premier ministre en février avant les européennes. Soit ça se passe mal samedi et il faudra le changer avant Noël." Il y a encore trois semaines, cette phrase d'un haut responsable de la majorité présidentielle confiée cette semaine à France Inter aurait pu paraître saugrenue. Lors de la première journée de mobilisation des "gilets jaunes", le 17 novembre, la colère était d'abord dirigée contre la hausse des taxes sur les carburants. Mais la contestation s'est ensuite étendue à la remise en cause de l'exécutif. Jusqu'à devenir difficilement contrôlable.

Samedi 8 décembre, les "gilets jaunes" ont encore prévu de se rassembler à Paris, laissant craindre de nouvelles violences. Dans ce contexte, Edouard Philippe, en première ligne depuis le début de la crise, peut-il tenir ? Entre ses errements de communication, la nécessité de protéger le président de la République et la crainte d'une contagion des troubles, le locataire de Matignon se retrouve de plus en plus fragilisé. Retour sur ces trois dernières semaines chaotiques à la tête du gouvernement.

Des différends dans la majorité

Ce jour-là, sa parole, il le sait, est très (...)

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