Mobilisation contre la réforme des retraites : à partir de mardi, ça bloque dans les raffineries

Dénonçant la réforme des retraites, la CGT-Chimie a appelé à la mise à l'arrêt des huit raffineries de l'Hexagone et au blocage des 200 dépôts de carburant à partir de mardi pour quatre jours, jusqu'à vendredi. En théorie, il n'y a aucun risque de pénurie : même en cas de blocage total, quatre jours de paralysie ne peuvent pas suffire à épuiser les 28 millions de mètres cubes de réserves de carburant, soit cinq mois et demi de consommation nationale. Une partie de ces stocks, dits "stratégiques", seront sans doute débloqués cette semaine pour prévenir tout risque de pénurie durable.

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Il existe toutefois un effet psychologique, observé à chaque mouvement social touchant les raffineries : face aux menaces des syndicats, les Français pourraient se précipiter dans les stations-service pour faire le plein, et ce, même s'ils en n'ont pas besoin. "Ce qui peut causer des ruptures sur des carburants", selon Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, invitée jeudi dernier sur LCI. La responsable a toutefois promis qu'"il n'y aura pas de pénurie".

Un "temps fort" avant la journée d'action nationale de jeudi

Le secrétaire général de la CGT-Chimie, Emmanuel Lépine, justifiait, lui, un durcissement du mouvement sur RTL : "Quand on fait une grève à la japonaise - en continuant de travailler - , ça ne fonctionne pas, comme dans les urgences hospitalières depuis 10 mois par ex...


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