Mobilisation contre la loi "sécurité globale" : un policier roué de coups à Paris

Hugo Septier
·2 min de lecture

Le gardien de la paix a pu être exfiltré par deux autres officiers présents à ses côtés.

Les images sont d'une grande violence. Ce samedi soir, alors que s'achevait le cortège parisien contre le texte de loi "sécurité globale", qui a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale, un policier a été violemment pris à parti, puis roué de coups, aux alentours de la place de la Bastille, lieu de dispersion de la manifestation.

Selon des informations obtenues par BFMTV ce dimanche auprès d'une source policière, la scène se déroulerait quelques minutes après la dispersion, près de la rue de Charenton, une longue artère située à l'Est de la place de la Bastille. Là, les policiers interviennent pour différents jets de projectiles.

L'un d'entre eux se retrouve très vite isolé et la cible de plusieurs coups violents. Il est secouru par deux autres officiers qui parviennent à l'exfiltrer, et son état de santé n'est pour l'heure pas connu. En outre, un autre policier de cette même unité a été transporté à l'hôpital pour des blessures dont la nature n'a pas encore été précisée.

Darmanin condamne

Au total, plus de 130.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, 500.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans une centaine de villes de France contre le texte de loi "sécurité globale" et les violences policières, des affrontements parfois violents émaillant certaines manifestations notamment à Paris.

Selon des chiffres du ministère de l'Intérieur, dont BFMTV à pris connaissance ce dimanche matin, 62 policiers ont été blessés durant les manifestations de samedi. Parmi eux, 23 l'ont été lors d'affrontements à Paris, et 39 en Province, où de nombreuses manifestations étaient également organisées. En outre, la place Beauvau souligne que 81 personnes ont été interpellées sur l'ensemble de la journée.

Gérald Darmanin a condamné sur son compte Twitter "des violences inacceptables contre les forces de l'ordre."

Article original publié sur BFMTV.com

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