Mobilisation des agriculteurs : "On a notre propre pouvoir d’achat à défendre", prévient un céréalier d'Eure-et Loir

Grégoire Lecalot, franceinfo
Pascal Laya, agriculteur, explique les raisons d'une colère grandissante de la profession, qui ne rejoindra pas celle des "gilets jaunes" sur le terrain, mais qui concerne pourtant, comme la leur, le pouvoir d'achat. 

"Pouvoir vivre de ce qu’ils font, c’est la revendication des "gilets jaunes". Pour nous, c’est la même chose", explique Pascal Laya. Cet agriculteur d'Eure-et Loir, également à la tête de la FDSEA de son département, prépare les actions lancées par son syndicat à partir du 10 décembre.

Pas de manifestations avec les "gilets jaunes"

Sur son exploitation de 177 hectares au Gué-de-Longroi, au nord-est de Chartres, Pascal Laya cultive du colza, du blé, de l'orge et du lin. Une tradition familiale. "Je suis la quatrième génération. Et je serai sûrement le dernier, mes enfants ne souhaitent pas continuer", explique-t-il. En tant que secrétaire général de la FDSEA d'Eure-et-Loir, Pascal Laya est mobilisé depuis plusieurs jours. Il prépare la mobilisation de la semaine prochaine, mais sans trop en dire, si ce n'est qu'elle ne se fera pas en lien avec les "gilets jaunes".

Ce seront des actions dans les départements et on n’ira pas aux endroits où sont les "gilets jaunes". On n’ira pas sur les rocades, on n’ira pas sur les péages, c’est sûr.

Pascal Laya, céréalier

à franceinfo

La FNSEA ne veut pas rejoindre le mouvement des "gilets jaunes". "On comprend le (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi