Mobile, code secret... Les troublantes confessions de Cédric Jubillar à Marco, son codétenu

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Cédric Jubillar est mis en examen pour le meurtre de sa femme Delphine. - BFMTV
Cédric Jubillar est mis en examen pour le meurtre de sa femme Delphine. - BFMTV

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De nouveaux éléments décisifs dans l'affaire Jubillar? Alors que la justice doit étudier ce mardi une nouvelle demande de remise en liberté formulée par les avocats de Cédric Jubillar, principal suspect dans la disparition de son ancienne campagne en décembre 2020 et emprisonné depuis le 18 juin 2021, de nouvelles révélations pourraient donner aux enquêteurs le fin mot de cet épineux dossier.

"Il attendait le moment propice pour s’en débarrasser"

Comme le révèle le quotidien Le Parisien, Cédric Jubillar aurait lui-même avoué le meurtre à un certain Marco, un Corse de 36 ans qui occupait la cellule voisine de la sienne à la prison de Toulouse-Seysses, en Haute-Garonne. Selon la publication francilienne, l'artisan plaquiste se serait laissé aller à ces confidences lors de discussions nocturnes à la fenêtre de leurs cellules respectives.

"J’ai commencé à parler avec Cédric de plus en plus. Il a fini par me faire confiance parce que je l’ai défendu devant tout le monde. Les autres détenus l’insultaient ou se moquaient de lui. J’ai fini par prendre la parole et leur dire de se calmer", se rappelle Marco lors de son audition par les enquêteurs.

Et le trentenaire serait même allé encore plus loin, révélant la manière dont il aurait assassiné Delphine. Le soir des faits, il aurait surpris la jeune femme sur son téléphone. "Il aurait d’abord vu un message de l’amant de sa femme avec qui elle textotait. Il a pris son téléphone des mains et a vu les messages. C’est ça qui l’a fait vriller", se rappelle le codétenu, qui assure que le trentenaire aurait utilisé un véhicule blanc pour transporter le cadavre.

"Il savait ce qui allait se passer. Il attendait le moment propice pour s’en débarrasser", martèle encore Marco, qui affirme pouvoir s'appuyer sur le témoignage d'un autre détenu qui aurait lui-même assisté à cette confession.

"Il avait peur que le corps réapparaisse"

Par ricochet, les aveux de Cédric Jubillar pointent également sa nouvelle compagne, Séverine, à qui il aurait avoué le lieu où se trouverait la dépouille. Il s'agirait d'un endroit "peu profond" situé dans "un endroit qui a déjà brûlé", assure encore Le Parisien, dans une information confirmée par BFMTV. Une accusation qui a conduit à la garde-à-vue de Séverine en décembre dernier pour recel de cadavre.

Au cours de ses confessions, Cédric Jubillar aurait également taclé les enquêteurs. "Ces abrutis, ils n’ont même pas trouvé le couteau", aurait-il dit, selon Marco, qui assure simplement vouloir donner des réponses aux enfants du couple Jubillar.

Selon Le Parisien, ce même Marco aurait également fourni à la justice deux lettres de Cédric Jubillar destinées à sa nouvelle compagne, dans lesquelles il demande à cette dernière de compter sur l'aide du détenu, qui allait être libéré peu de temps après. Une partie de ces missives sont écrites sous la forme d'un code créé par le détenu, que les enquêteurs ont su percer. Dans le détail, deux colonnes d'un courrier étaient emplies de chiffres qui correspondaient chacun à une lettre de l'alphabet.

Cédric souhaitait-il que Marco aide Séverine à déplacer le corps?

"Je pense qu’il avait peur que le corps réapparaisse, il voudrait donner des instructions à sa compagne qui sait où se trouve le corps", explique-t-il.

Alors, la justice a permis à Marco de prendre contact avec Séverine, à quatre reprises, dont deux placés sous surveillance de la gendarmerie. Lors d'un de ces rendez-vous, cette dernière l'aurait conduit jusqu'à un hangar abandonné mais aurait refusé d'aller plus loin, de peur d'être tracée par les enquêteurs.

En garde-à-vue, Séverine aurait assuré ne rien savoir des faits. "C’est pour lever le doute que j’ai montré à Marco où se trouvait la ferme, pour qu’il aille vérifier s’il y a le corps de Delphine enterré", aurait-elle finalement dit. Elle a été relâchée au bout de 36 heures sans charges.

Article original publié sur BFMTV.com

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